BABABODI Alè Ibrahim (Alias GOMINA) - Traits de caractère et personnalité de l’homme devenu adulte
Une histoire devenue légendaire témoigne de la force de caractère de l’homme et contribua à le rendre célèbre. En effet, alors que ses enfants l’avaient amené à Cotonou pour se faire soigner du diabète, le roi GOMINA s’installe juste après à Parakou pour sa convalescence en attendant de rejoindre sa chère patrie. Pendant cette période, il décide de rendre visite au roi de Parakou de l’époque, AKPAKI Assouma en l’occurrence et se fit accompagné pour la circonstance de quatre de ses enfants : sanni, seibou, rahimou et soumanou adam magazi. Lorsque le vehicule qui les transportait s’immobilisa à l’entrée du palais, il envoya commission pour annoncer au roi que son homologue de Bassila était venu lui rendre une visite de courtoisie. Celui-ci l’invita à entrer. En franchissant la porte d’entrée, il s’aperçu, ses fils avec lui, que les sujets qui y entaient se déchaussaient dans l’enceinte de la cour intérieur. Ce que sa délégation et lui ne firent pas et avancèrent. Ils atteignirent peu après une cour médiane entre la première et la salle qui abrite le trône royal. La délégation qui l’accompagnait se déchaussa là mais le roi GOMINA continua sa marche en chaussure et vint devant son hôte, le salua debout en lui serrant la main. Le roi Assouma raconta alors à l’assistance que les visiteurs auraient dû se déchausser dès le franchissement de la porte d’entrée et ramper jusqu’à ses pieds si un évènement historique majeur ne s’était pas produit en faveur de Bassila. Cet évènement, c’est l’expédition punitive teinté d’une volonté de conquête que le roi AKPAKI Lafia de Parakou lança contre le royaume de Bassila et que les vaillants soldats de Tchabikoudi on brillamment contré et repoussé faisant ainsi la honte des envaillisseurs et la fierté des bassilois. la connaissance de cette histoire est donc à l’origine du courage, de la force d’âme et de la hardiesse dont il fit montre à cette occasion.
On apprend aussi que quand il s’apprête et apparait en publique, toujours turbané, aucun adversaire ne pouvait le fixer dans les yeux. Quiconque s’obstine a le regarger fixément coule des larmes et fini par détourner le regard. On pouvait voir qu’il passait toujours de l’antimoine à ses yeux. Ce dernier ajoute qu’il disposait d’un instrument secret dénommé Tangrafou avec lequel il communiquait à distance avec d’autres rois dans des cas spécifiques mais nous n’en avons retrouvé aucune trace. Ce qui est cependant évident, c’est qu’il se montrait ouvertement opposé à toute pratique contraire aux valeurs de l’islam. Et c’est dans cette logique qu’il éduqua toute sa progéniture. De meme les témoignages concordent pour dire que malgré cette forte personnalité, il avait un amour profond pour les enfants qui se rassemblaient autour de lui chaque fois qu’il est sur l’esplanade l’extérieure pour prendre de l’air. Il ne les méprisait pas et prenait du plaisir à causer avec eux. Bref, c’était un homme éclairé, ouvert d’esprit, sympathique, calme, tempéré, attachant et aimable : ceci révèle sa dimension sociale Il avait aussi une caractéristique particulière qui révèle sa dimension humaine, sujette aux affects. Cette facette n’est perceptible qu’en situation difficile ou de crise majeure dont trois cas de figure sont révélateurs. D’abord lorsque l’une de ses épouses le contrarie et s’obstine à parler. Cela arrive quelque rare fois et à l’occasion, quand il tonne les murs ont tendance à trembler et chacun se range. Ensuite à l’occasion des procès en accusation qu’il conduisait. Lorsque les débats deviennent houleux et qu’il est contraint à déconstruire les arguments de la partie qui ne veut pas entendre raison, sa colère se manifeste par les vérités historiques qu’il crache et son timbre vocal prend des proportions élevées. Enfin une situation particulièrement révélatrice de cette dimension fut les tractations pour la nomination du second imam de l’histoire de Bassila. De l’analyse de ces trois cas on peut dire que lorsque le roi BABABODI GOMINA ALE Ibrahim alias Gouya TONTOMON s’énervait, il parraissait comparable au Vésuve en éruption
Mais en face il avait une troisième dimension de sa personnalité qui ne se laissait pas saisir aisément. Elle combine les deux précédentes et s’adosse sur plusieurs fondements dont la connaissance de l’histoire, l’héritage culturel et la préparation personnelle (mystique ou métaphysique). Cette autre dimension qu’on pourrait dire d’autorité est le couronnement de sa personnalité, faisant de lui un homme charismatique qui n’a pas froid aux yeux pour dire ce qu’il pense être vrai ou conforme au bon sens. En somme l’essence de son être repose en parfait équilibre vocable nature et sur le triptyque humanité-socibilité-autorité, comme une marmite sur un foyer artisanal fait de trois prières.